Bugsy Malone, au delà du film culte d’adolescent

Alors que le Champs élysée film festival touche à sa fin, je ne pouvais pas ne pas dire quelques mots du film qui berça mon adolescence qui fut mis en scène et produit par Alan Parker invité d’honneur du festival, Bugsy Malone.

wpid-wp-1434318609661.jpeg

Certain d’entre vous auront plutot en tête les Goonies comme film culte de leur prime jeunesse, pour moi ce fut Bugsy Malone et bien que je  le revois régulièrement comme une madeleine de proust, les chansons qui m’avaient bercèes adolescente sont toujours restées dans ma mémoire avec ou sans nouvelle séance. En y regardant de plus près cette histoire de gamin jouant les gangster et les stars de cinéma dans un Chicago des années 20 m’a en quelque sorte ouvert les portes à la fois des comédies musicales et du cinéma américain des années 30 que Bugsy se plaît à parodier. Je me suis d’ailleurs tournée vers la comédie musicale, tombant amourseuse comme il se doit de Gene Kelly, plongeant toujours plus délicieusement dans le cinéma avec le burlesque de Chaplin, l’âge d’or américain de Capra, Lubitsch sans oublier de faire de nombreux détours du coté d’Hitchcock, Hawks et bien d’autres grâce aux cassettes achetées chez le marchand de journeaux et le cinéma de minuit, . Toute une passion qui s’est donc forgée avec les comédies musicales de mon enfance dont Bugsy Malone. Mais arrêtons là, la psychanalyse et tentons aussi de vous donner envie de voir ce petit bijoux que vous soyez adolescent, adulte ou grands enfants. 

Quelques mots sur le fillm et son intrigue. Nous sommes à Chicago en pleine guerre de gang entre Fat sam dont l’empire s’étend du night club caché par une librairie à des distilleries et autres commerces illégaux, et un dandy ferue de musique classique à la riche demeure qui n’a de cesse de conquérir l’empire de Fat Sam. Au milieu de cette guerre de gang Bugsy Malone ancien boxeur, manager, dragueur,  un peu voyou rencontre Blousey Brown qui rêve d’aller à Hollywood et vient auditionner pour être chanteuse chez Fat Sam. Au coeur de l’intrigue le night club où règne en maitre Fat Sam mais surtout sa petit amie chanteuse en titre Tallulah. Petit parenthèse Talllulah fera par la suite une grande carrière d’actrice puisque ce n’est autre que la très jeune Jodie Foster.

Si l’on s’en tient au synopsis nous avons ici tous les ingrédients d’un film de gangster, de la guerre des gangs à la femme fatale en passant par le voyou et les rêves de gloire d’une oie blanche. Sans oublier la presse qui se délecte de cette atmosphère et qui n’a de cesse d’en faire ses gros titres. Mais quelques précisions sont à ajouter qui font de ce film à la fois une parodie et un hommage. Le casting du film n’a pas plus de 16 ans et la guerre des gangs se fait à coup de yaourt et de tarte à la crème. La volonté d’être au plus près d’un film de gangster va jusqu’à créer des voitures miniatures à pédales aussi ressemblantes que celles que l’on peut voir dans les films d’époque.

Cependant Bugsy Malone ne doit pas être cantonné au statut de film pour enfant par le seul fait de son casting, de par sa mise en scène et sa bande originale, il acquiert le statut d’une puissante comédie musicale, qui eut d’ailleurs l’honneur d’être nominée à Cannes pour la Palme d’Or. Une comédie musicale avec de nombreux moments comiques impliquant notamment la police tournée au ridicule, mais aussi de très beaux moment de grâce, tel le pas de deux esquissé entre la danseuse du night club et le jeune balayeur rêvant d’être danseur. Pour conclure sur le statut de ce film culte en tant que grande comédie musicale, retour sur la bande orginale écrite par Paul Williams et ce qu’en dit l’auteur lui même.

“j’ai essayé d’écrire dans un style qui fit rappeler les grands noms du jazz… et quelques années plus tard je fus aux anges quand Ella Fitzgerald et Mel Torme enregistrèrent “Ordinary Fool”. Ce fut un travail fait avec le coeur et il ne fut que meilleur quand il fut question de travailler pour un gentlemen avec la vision et le génie d’Alan parker.”

Alan parker mettra en scène une autre comédie musicale culte, véritable quintessence de la comédie musicale où la musique est omniprésente : Fame. J’aurais surement l’occasion de vous reparler de comédies musicales et de Fame, car vous l’aurez compris ce fut mon premier amour de cinéphile.
En attendant je vous laisse avec cette sublime interprétation de Ella Fitzgerald

;

Pour aller plus loin

le site du compositeur Paul Williams
Le documentaire consacré au film et ce que sont devenus ces acteurs.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *