Capra, Lubitsch, Disney une playlist idéale pour Noël

wpid-wp-1419421636128.jpegEn cette veille de Noël, alors que les télévisions du monde entier enchantent petits et grands avec leur programmation de grands classiques ou de dessins animés, je voulais partager les films de Noël. Pour être qualifier de film de Noël , ceux-ci doivent se passer dans la période de Noël, hors si les films cultes sont nombreux, les films se passant à Noël le sont moins. En m’ interrogeant sur cette playlist idéale deux films se sont détachés nettement aussi bien par leur sujet, que par les films qu’ils ont inspirés par la suite.

Je commencerais par le film de Noël par excellence : La vie est belle, qui allie le réel au merveilleux avec toute la grâce et la sensibilité propre à son réalisateur Franck Capra. Son cinéma à la fois drôle et terriblement humain ne pouvait que donner le meilleur des films de Noël. Quelques mots sur le synopsis et les éléments qui font de ce film un véritable conte. L’histoire commence par une prière qui s’élève d’une petite ville pour une seule et même personne à la veillée de Noël, Georges Bailey, s’ensuit un dialogue dans les cieux et la décision d’envoyer Clarence un ange sans ailes aider Georges et gagner par la même ses ailes. Du sauvetage de son frère à sa rencontre avec sa Marie sa femme, sa vie se déroule sous nos yeux et ceux de Clarence et ses rêves de voyage s’estompent au fur et à mesure. Son destin et celui de l’ange se joue quand son oncle perd l’argent qu’il devait déposer à la banque. Bellay a en effet été contraint de reprendre la société de crédit au logement de son père, qui permet à chacun de devenir propriétaire. C’est à ce moment de l’histoire qu’apparait un personnage tout droit sortie de l’univers du conte de Noël propre à l’Angleterre celui de Charles Dickens et son Chant de Noël, un homme d’affaire sans scrupule, qui n’a de cesse de s’enrichir et ne souhaite qu’une seule chose voir la société de Bellay péricliter. On reconnait ici Ebenezer Scrooge, homme sans scrupule, avare, ne connaissant ni la bonté ni la charité. Si dans le conte ce sont les fantômes qui symbolisent le merveilleux ici c’est bien l’ange et ses pouvoirs qui viendront en aide à Georges Bellay. Cependant nous sommes dans un film de Capra et sans vous révéler la fin, si l’ange est pour parti dans le sort de Georges Bellay, la générosité et la solidarité feront le reste.

Le deuxième film de Noël dont je souhaite vous parler vient lui aussi d’un maitre de la comédie américaine, cette fois le merveilleux laisse place à l’amour et nous offre un sommet de la comédie romantique, dont le sujet ne cessera d’être repris. Je veux bien sûr parler de Lubitsch et de Rendez-vous. A la différence de La vie est belle, Rendez-vous se déroule un peu avant Nöel, mais c’est bien à la veille de Noël que tout se joue comme il se doit dans un film de Noël. Nous partageons ici le quotidien des employés d’une boutique de cadeau et leur patron à Budapest. La nouvelle venue est très vite prise en grippe par le meilleur vendeur, mais tout deux partagent un même secret, celui d’entretenir depuis quelque temps une correspondance avec un inconnu dont ils sont respectivement tombés amoureux. Vous voyez ici la fortune du sujet et le thème de nombreuses comédies romantiques depuis : deux personnes qui commencent par se détester et finissent bien sûr par s’aimer. C’est un peu la base de la comédie romantique d’ailleurs à y regarder de plus près, déjà utilisé dans la littérature on pense ici à Beaucoup de bruit pour rien ou Orgueil et préjugés, qui fera le succès de comédie comme quand Harry rencontre Sally. Pour que le charme opère malgré le mauvais départ des amants il faut un élément qui les unis ici la correspondance qui sera repris dans un remake par le mail.

Ces deux films sont intemporels tant par leur fortune que par leur sujet et consacre chacun d’eux le talent de James Stewart et le génie de deux maîtres incontestés de l’âge d’or de la comédie américaine, Lubitsch et Capra.

Pour que cette playlist soit complète il faudrait ajouter les premiers Disney, car qui mieux que Disney évoque l’enfance et le merveilleux. Cependant le jour de Noël semble peu évoqué dans les films, si Belle est un cadeau de Noël dans La belle et le clochard le film n’est pas un conte de Noël à proprement parler. De même bien que le jour de Noël et la fête soient bien présents dans la Belle et la Bête, nous ne sommes pas non plus dans un conte de Noël. Le seul vrai conte de Noël fait intervenir Mickey et sa bande dans une adaptation du Chant de Noël de Dickens, avec l’oncle picsou en Ebenezer Scrooge.

Capra, Lubistch, Disney, du beau monde pour commencer une playlist des films de Noël. J’y ajouterais pour ma part les rois de la comédie burlesque américaine, les Marx Brothers, ainsi que Chaplin, si il n’évoquent pas Noël, ce sont bien pendant les vacances de Noël avec les programmes de minuit que j’ai eu le bonheur de les découvrir. Et vous quelle serait votre playlist idéale ?

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1 Response

  1. 27 December 2015

    […] de Noël, je ne pouvais déroger à la tradition des films de Noël, après vous avoir révélé ma playlist de Noël l’an dernier, cette année c’est non seulement un film qui vient de ressortir en salle […]

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