Elle et lui, quand la romance se fait chef d’oeuvre

En ce Week-End de Noël, je ne pouvais déroger à la tradition des films de Noël, après vous avoir révélé ma playlist de Noël l’an dernier, cette année c’est non seulement un film qui vient de ressortir en salle mais aussi un film qui est devenu depuis un standard de la comédie romantique : Elle et lui. Tout comme Rendez-vous dont je vous parlais l’année dernière, Elle et lui a fait l’objet de nombreux remake et clins d’oeil dans les comédies romantiques des années 1990. Dans Nuit blanche à Seattle c’est le film préféré de Meg Ryan qui le regarde avec une amie, il lui donne le lieu du rendez-vous pour rencontrer Tom Hanks. Revenons à notre film, bien que l’action ne se passe pas entièrement à Noël, comme Rendez-vous, il débute et fini bien le jour de Noël, il peut donc vous en conviendrez être considéré comme un film à voir à Noël comme à toute autre période de l’année d’ailleurs.

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Elle et lui, Cary Grant et Deborah Kerr

Avant toute analyse, commençons par nous plonger dans le film.

Les premières minutes d’Elle et lui ce sont des notes de musique, une mélodie, qui se déploient dès le générique sur un New-York enneigé, une chanson triste qui donne le frisson et parle d’un souvenir d’amour et donne le titre original du film “An affair to remember”. Le film s’ouvre alors sur un plateau télé et la note de mélancolie devient humour quand on apprend le sujet de la dépêche. Un grand séducteur se marie, il arrive à New York après un voyage en Europe. Cette dépêche est lue alors par un journaliste italien et par un anglais, chacun apportant sa touche d’humour. Celle qui a réalisé l’exploit n’est autre qu’une riche héritière et les journalistes se plaisent à dire avec emphase les chiffres de la dote de la jeune femme, questionnant quelque peu les intentions du beau Casanova. Ces quelques minutes donne le ton à tout le film qui oscille en permanence entre le rire et les larmes. Vient alors le temps de rencontrer le beau Casanova, il est à bord d’un paquebot dont un boy sillonne le pont pour le prévenir d’un appel, se faisant, il informe les passagers et passagères de la présence à bord du beau Ferrante. “Lui” apparaît alors descendant d’un escalier, sous les traits du séduisant Cary Grant. Les escaliers du bateau prendront d’ailleurs une certaine importance au long de la croisière. L’autre protagoniste de cette histoire d’amour apparaît le soir sur le pont, “Elle” a trouvé le boîtier à cigarette du beau Ferrante et va pour le donner au capitaine quand Ferrante le remarque dans ses mains. S’ensuit alors une joute verbale, elle ne succombe pas encore, elle est amusée et curieuse. Pour tenir tête à Cary Grant c’est Deborah Kerr qui joue le rôle de Terry McKay et lui donne toute sa grâce. De joutes verbales en conversation, de pensées à peine esquissées en aveux, la traversé va changer le cours de leur vie et donner aux amours de cinéma et aux amoureux un lieu de rendez-vous mythique : l’Empire State Building.

Sans faire une analyse trop approfondie, je souhaitais m’attarder sur les quelques points qui font de ce film un chef d’oeuvre et un exemple suivi. Certes nous avons en premier lieu deux monstres sacrés à l’affiche, mais ce film est un remake réalisé par son propre auteur. Si Cary Grant et Debora Kerr ont fait de ce film un chef d’oeuvre, il ne faut pas non plus oublier la première version avec Irène Dunne et Charles Boyer un french lover très en vogue à l’époque. Ce qui conduit un réalisateur à faire un remake de son propre film est je l’avoue assez intriguant et fera très surement l’objet d’une thématique sur le blog, un des mes auteurs favoris ayant lui aussi tenté l’aventure.

Les deux grandes vedettes d’Hollywood, ne font donc pas tout le succès et la fortune du film, en regardant et en écoutant plus attentivement, notamment par la magie du grand écran, d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Tout d’abord les dialogues, que ce soient les joutes verbales dignes d’une screwball comédie où les dialogues plus sérieux, ils tombent juste et vont droit au coeur. La scène de l’aveux est sûrement une des plus belles scènes de l’histoire du cinéma.

Terry McKay : Winter must be cold for those with no warm memories… we’ve already missed the spring!

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Deborah Kerr

Aux dialogues s’ajoute la mise en scène et ses jeux sur les reflets, que ce soient les fenêtres ou les miroirs. Ils sont à la fois objets de décor et matérialisation des pensées, des aspirations, des révélations qui ont lieu dans l’esprit des personnages. Je ne prendrais qu’un exemple celui de Terry Mckay ayant avoué son amour pour Ferrante à son fiancé, le laissant s’en aller alors qu’elle regarde par la fenêtre, nous ne voyons pas tout d’abord ce qu’elle voit mais au fur et à mesure que s’ouvre la fenêtre l’empire State Building se révèle à nos yeux.

 

Terry McKay: The Empire State Building is the closest thing to heaven in this city.

Des acteurs au sommet de leur gloire, des dialogues sublimes, une mise en scène offrant de pures moments de grâce sont une partie des ingrédients qui font de ce film un chef d’oeuvre. A vous de le voir pour ajouter d’autres ingrédients à la recette.

J’en profite pour vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année ! Il me reste à décider quel film viendra ouvrir la nouvelle année du blog et quelque chose me dit que ce sera une trilogie…mais pas forcément celle à laquelle vous penser.

En attendant un petit cadeau, une petite scène du film et sa chanson

 

 

 

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