Et Chaplin rencontra le ciné-jam

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Ce jeudi j’étais invitée par le MK2 pour le pilote d’un nouveau concept, un ciné-jam autour des films de Chaplin, dont le maître de cérémonie est le chanteur, poète, Edgar Sekloka. Tout d’abord je dois vous avouer quelque chose, cher lecteur, je n’avais encore jamais été invitée en tant que blogueuse cinéma et je dois dire que la perspective d’allier la musique et le cinéma de Chaplin m’ont enchantée au plus haut point ! Rassurez-vous si le concept ne m’avait pas emballée et si je n’avais pas passé un aussi bon moment, je n’aurais pas entamé mon article au sortir de la projection dans un bus surchauffé, comme je l’ai fait.

Imaginez les instruments devant l’écran, les sièges et le micro qui n’attendent plus que les artistes. La salle s’assombrit, le rideau s’ouvre sur l’Emigrant de Chaplin. D’abord les instruments viennent imiter le bruit des vagues. La parole surgit alors et enveloppe les images des migrants, les acrobaties de Chaplin, ces scènes faites pour nous faire rire. Si les mots sont intenses, durs parfois, si proche de l’actualité, de la vie on ne peut s’empêcher de sourire et même de rire. La force de la proposition c’est ce décalage, les mots éclairent d’un jour nouveau la pellicule. Si Chaplin entendait faire rire sur des sujets graves, le flot des mots donne aux images de Chaplin une nouvelle intensité et les ancrent dans notre réalité.

Les mots se font cependant doux et tendres pour illustrer Chaplin amoureux et je dois avouer que je fus d’autant plus touchée par les textes quand ils se firent nouvel interprète du “Je me suis fait tout petit devant une poupée” de Brassens.
Après ce beau final vient le temps du concert, alors que les images de Chaplin sont encore présentes, viennent d’autres images évoquées par les paroles même d’Edgar Sekloka et de Mélissa Laveaux invitée pour le pilote. Comme j’ai commencé par une confession en voici une autre, en acceptant l’invitation, je ne connaissais pas du tout Edgar Sekloka et cette proposition a été la rencontre d’un poète aux mots qui sonnent justes et forts tout en alliant douceur et joie.
Quand le concert se finit vient le temps de l’échange avec les artistes. Un moment qui sera aussi proposé pendant les séances avec le public.

C’est d’ailleurs le mot que je vais garder pour résumer le concept du Ciné-Jam : l’échange. Echange entre le film et l’artiste, échange entre les créations qu’inspirent le film et le public, échange avec les musiciens et les artistes invités. Si les ciné-concerts deviennent la norme pour diffuser des films muets, le ciné-jam va au delà en donnant une nouvelle vie au film classique, une nouvelle lecture plus actuelle qui devrait aussi l’ouvrir à un nouveau public.

Rendez-vous donc le 06 octobre au MK2 Gambetta pour la première du ciné-jam et tous les mois avec un nouvel artiste pour une nouvelle rencontre autour de Chaplin.

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