Invoquer Hollywood pour célébrer Paris

Un dernier article dédié à Paris avant de reprendre le cours normal du blog, au chant qui adoucit les blessures, au discours qui rend plus fort, il importait d’ajouter la capitale dans toute sa beauté. Une capitale qui a inspiré les plus grandes comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood, qui fut témoin des plus belles métamorphose d’Audrey Hepburn et le terrain de jeu d’un des plus beaux classiques de Disney.

paris_hollywod

La première comédie musicale qui nous vient à l’esprit porte en elle même le nom de Paris : Un Américain à Paris. Signée Vincente Minelli elle suit les amours d’un peintre dans un Montmartre rêvé. C’est un Paris de studio où les amoureux dansent sur les quais de la Seine et seul l’ouverture montre des plans tournés à Paris. Plus que la capitale elle même, ce sont ces figures d’artistes qui sont célébrées jusqu’à l’apothéose du ballet à la fin du film : sans chansons ni dialogues c’est une des plus longues scènes de ballet d’Hollywood, y sont invoqués Dufy, Utrillo, Toulouse Lautrec, Manet, Van Gogh, le douanier Rousseau. Un Américain à Paris c’est avant tout la célébration de l’art dans toute ses formes de la peinture au chant en pensant par la musique et le théâtre. Voici le ballet finale c’est un film à lui tout seul.


un américain à Paris – Gene Kelly et Leslie Caron par geoss33lesanneesvinyl

S’il est une comédie musicale qui célèbre vraiment Paris, parcours ses rues tout en chantant ses beautés c’est Drôle de Frimousse avec Audrey Hepburn. Faisant intervenir ici l’univers de la mode, il nous fait assister à la métamorphose d’Audrey Hepburn de libraire en mannequin de l’année. Et Paris devient le lieu où vient s’épanouir Audrey et son amour pour le photographe joué par Fred Astaire. C’est donc avec un “Bonjour Paris” mémorable que ce fait l’arrivée à Paris, où la capitale rêvée par chacun se déploie sous leur pas ; une superbe déclaration d’amour.

 

 

Paris devient le lieu d’une autre métamorphose d’Audrey, celle de la fille du chauffeur en parisienne élégante, avec Sabrina. Sabrina vit avec son père, chauffeur pour une riche famille, elle tombe amoureuse du fils cadet don’t elle connait pourtant chaque technique de séduction. Pour la préserver de cet amour impossible son père l’envoie étudier la cuisine à Paris. Si Sabrina reste deux ans à Paris on ne voit de Paris que quelques bribes, mais elle en revient transformée, les cheveux courts en signe d’émancipation avec un nouvel amour celui qu’elle porte à la ville elle-même.

Paris et l’amour se sont deux mots que le cinéma hollywoodien se plait à décliner sous toute ses formes : Paris est la ville de l’amour par excellence de tous les amours. Ariane un autre film de Billy Wilder avec Audrey Hepburn, se nourrit de cet amour et surtout des amours illicites que le père d’Ariane traque en détectives chevronné.

 

Autres amours illicites parisiennes ceux des courtisanes et prostitués, on pense ici à Irma la douce du même Billy Wilder, qui montre entre autre le ventre de Paris avec les Halles. Mais je reviens ici à une autre comédie musicale de Minelli Gigi, dans l’univers des courtisanes et des riches héritiers. L’amour des parisiens décrit par Maurice Chevalier dans Ariane, devient ici le thème d’une chanson pour la jeune Gigi qui n’a pas encore été touchée par cette grâce et avoue son incompréhension face à l’amour.

Nous pourrions évoquer bien d’autres films, French Cancan de Jean Renoir et sa chanson sur la butte Montmartre, des films plus récents comme Midnight in Paris de Woody Allen, la liste est encore longue et la fascination pour la ville lumière intacte pour les cinéastes. Un dernier film cependant avant de reprendre le cours normal du blog, ses analyses, ses premières impressions.

Si Paris emerveille les cinéastes, il inspire aussi les animateurs et cet hommage à Paris ne serait pas complet sans Disney, avant Ratatouille un grand classique Disney conjugue l’élégance de Paris et son effervescence musical en mettant en scène les chouchous de la toile. Vous aurez reconnu le dernier Disney approuvé par Walt, Les Aristochats. Voici donc 10 minutes de douceur et d’élégance pour clore ce triptyque hommage à Paris.

 


Aristochats part1 par titeolivenoire

 

 

 

 

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