La tortue rouge de la poésie au sublime

 

redturtle_poster-725x1024Il est de ces films qui restent longtemps présents même après le retour à la lumière du jour, qui nous font délaisser les transports en commun pour la marche solitaire sous un ciel incertain, qui nous font fuir toutes distractions ; pas de musique pour faire le trajet, attendre que tout le monde soit sortis de la salle pour ne pas entendre ce qui se dit, tout faire pour rester encore un peu dans les délices provoqués par un pur moment de poésie, pour savourer encore les émotions qu’il a fait naître, La tortue rouge entre dans ce cercle très fermé.

Quand j’ai eu les premiers échos de ce film réalisé par les studios Ghibli en compétition à Cannes, je n’ai eu qu’un seul souhait le voir, je m’attendais bien-sur a été transportée comme à chaque film des studios que j’aime par dessus tout. Mais je dois vous avouer que cette première production occidentale des studios Ghibli est allée bien au delà de mes espérances, la poésie qui confine au sublime m’a émue plus que je n’ose le dire.

Il me donne envie de vous faire un cadeau, ne pas vous décrire comme à mon habitude les premières minutes du film. J’ajoute même ces quelques conseils ne cherchez pas à voir la bande annonce si vous ne l’avez pas encore vue, n’allez rien lire, attendez juste la sortie du film ou les avants premières et laissez-vous emporter. Une émotion ne se critique pas, n’a pas besoin de mots superflues pour être ressentie, elle se vie et se partage. A la fin du film n’ayez pas peur d’applaudir, même si le réalisateur n’est pas dans la salle, c’est une manière d’échanger sans mot avec tout ceux qui comme vous ont été transportés le temps d’une heure. Que dire de plus, si ce n’est que les studios ghibli ont un don pour faire vibrer notre coeur.

You may also like...

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *