Miyazaki un univers, un dernier film à voir

 

le vent se lève

Vous aurez compris cette semaine, j’ai dérogé au principe qui préside au blog ; parler du cinéma classique, pour vous parler de Miyazaki, alors que son dernier film sort en salle ce mercredi : Le vent se lève.

N’ayant pas encore vu le film, je ne vous ferais pas son résumé, mais pour vous inciter à aller le voir j’ai voulu vous parler de son univers, de ce qui fait que depuis bien longtemps c’est pour moi plus qu’un grand maître, et que ce dernier film m’enchante et m’attriste puisqu’il signifie plus d’autres Miyazaki à voir dans les prochaines années. Mais ne cédons pas à cette pensée et attachons nous plutôt à sa filmographie, son univers, pour vous donner qu’une seule envie vous précipiter pour voir Le vent se lève.

Miyazaki est entré dans mon panthéon avec un de ses premiers films Mon voisin Totoro réalisé en 1988, que j’avais eu le plaisir de voir à la télé avant la sortie de Princesse Mononoké, premier film de Miyazaki à se voir distribué sur les écrans du monde entier qui confirma sa stature. Dès les premières minutes de Mon voisin Totoro on entre dans un nouveau monde, celui d’un dessin au trait d’une précision inouïe, un dessin qui excelle dans la manière de représenter la nature, les éléments ; l’eau est d’une transparence quasi réelle et la pluie révèle une beauté qui donnerait envie de se laisser surprendre par elle, de ne pas ouvrir son parapluie et de la voir tomber sous nos yeux ébahis.

Dans un premier temps Miyazaki c’est cette précision du dessin, loin de la 3d, que l’on peut d’ailleurs considérer comme la marque de fabrique des Studios Ghiblis fondés par Miyazaki avec Takahata en 1985, dont le logo n’est autre que Totoro et dont le nom fait référence à l’aviation autre thème de prédilection de Miyazaki.

Dans un second temps c’est aussi et surtout un autre monde qui nous est donné à voir par le grand maître, dont les thèmes de prédilection se déroulent dans chacun de ses films.

– Une nature omniprésente et bienveillante dont la folie des hommes vient perturber et même anéantir le bel équilibre, comme dans Princesse Mononoké où la forêt devient personnage à part entière peuplée d’êtres surnaturels.

– L’enfance dans son innocence, dans la pureté de ses amours, dans la joie de ses jeux, mais aussi dans son courage et sa force, tel le personnage de Chihiro qui se voit confrontée au monde des adultes et du travail pour sauver ses parents victimes d’une malédiction, dans Le Voyage de Chihiro, qui a remporté l’ours d’or à Berlin.

-Le surnaturelle, la magie qui nous fait découvrir la mythologie du japon, des esprits de la forêt tel Totoro où les dieux animaux peuplant la forêt de Princesse Mononoké, aux bains des dieux où la jeune Chihiro se voit contrainte de travailler.

Cependant un élément très important qui préside aussi dans tout l’univers de Miyazaki est l’absence de manichéisme, les plus redoutables des monstres ont une raison de l’être, il n’y a pas de bon ou de méchant, et à la nature omniprésente vient d’ailleurs souvent s’opposer une prédilection pour toutes sortes de machines et bien sûr pour l’aviation dont Miyazaki fils du directeur d’une entreprise d’aviation est fan.

Avec Le vent se lève, Miyazaki semble livrer un film proche de sa propre histoire, plus réaliste, mais où la nature reste omniprésente, je vous en dirais sûrement bien plus après avoir vu le film. Mais j’espère que ces quelques lignes sur son univers vous aura donné envie de vous précipiter dans les salles obscures pour ce derniers chefs d’oeuvre du grand Hayao Miyazaki, auquel si j’avais la chance inouïe de parler je ne dirais qu’une seule chose : merci, merci pour le rêve éveillé qu’il nous fait accomplir à chaque fois !

 

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