Princesse Kaguya les studios Ghiblis nous émerveillerons toujours !

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Encore à l’affiche dans quelques cinémas de la capitale et ailleurs, c’est un conte emprunt de poésie et touchant au sublime que nous propose Takahata un des pères avec Miyazaki du studio Ghibli .
Bien que le film n’ait pas pu faire le poids au Japon face au géant hollywoodien et leur blockbuster, il est donc encore à l’affiche en Europe et ce n’est que justice pour l’avant dernier film des studios Ghibli avant leur pause. Il ne nous resteras plus q’un long métrage à voir cet année, avant le retour on l’espère de Ghibli dans les années à venir. Formulons le voeux que les studios ne cessent de nous émerveiller et ré-ouvre vite ! Voici quelques réflexions sur ce véritable chef d’oeuvre qu’est Princesse Kaguya.
De l’histoire je ne vous dirais que ce que vous avez pu voir avec la bande annonce, un couple de paysan trouve au coeur d’un bambou un nourisson. Il décide alors d’élever ce don des dieux. Ce que vous avez pu voir aussi dans cette bande annonce c’est cette facture si particulière et si différente des films d’animations que nous avons l’habitude de voir. C’est de ce dessin que je souhaite discuter avec vous dans cet article.
Les premiers dessins animés tel que Blanche-Neige ou Le Roi et l’Oiseau étaient d’abord dessinés et peints comme vous le savez, je sais je ne vous apprend rien mais il est important de recadrer ce film dans l’histoire de l’animation aussi bien Japonaise, qu’internationale. La mention du roi est l’oiseau n’est pas anodine, Takahata étant traducteur de Prévert et admirateur de Paul Grimault, a qui il attribue sa vocation de cinéaste ; Takahata et Miyazaki virent en effet dans les films de Paul Grimault qu’ il était possible de réaliser des longs métrage d’animation à la fois pour les enfants et les adultes.

Poursuivons sur l’animation, le secours de l’ordinateur et la 3d qui est à présent la norme ne sont apparus que dans les années 1990. Avec notamment le premier long métrage des studios Pixar réalisé intégralement en image de synthèse, Toy Story ; la création des studios Pixar maîtres incontestés de ce procédé d’animation date pour sa part de 1986. Cependant le dessin restait présent chez des studios comme les studios Ghiblis et surtout chez Miyazaki même si certaines scènes ne pouvaient se passer de l’ordinateur pour créer la profondeur de champs comme dans le Voyage de Chihiro. Ce qui frappe dans princesse Kaguya ce n’est pas tant le dessin mais sa facture, en effet Takahata n’étant pas dessinateur il n’est pas attaché à un style et peux ainsi innover.
Nous ne sommes pas face à un dessin animé à l’image des studios Disney. Mais en présence d’une véritable oeuvre d’art proche de l’estampe, qui fait corps avec le sujet même du film. Le conte millénaire se voit renforcé par un art lui aussi millénaire. Les scènes semblables à des planches aquarellées permettent toutes les folies et toutes les inventions, telle la disparition totale des personnages dans un trait de couleur ou l’arrêt sur la beauté pur d’un visage ou d’une abeille butinant. Ce procédé nous donne par ailleurs à voir, une nature rêvée. Si la nature est un élément incontournable des studios Ghiblis et notamment des films de Miyazaki. C’est une nature quasi illusoire que l’on pourrait presque toucher, à l’image des ruisseaux transparents ou des gouttes de pluie, chez Miyazaki. Dans ce conte et par l’aquarelle la nature est sublimée, c’est sa quintessence qui nous est offerte non sa réalité, tel ce coquelicot ou ce papillon qui sort de sa chrysalide. Loin de s’opposer les deux créateurs des studios Ghiblis nous offrent deux visions complémentaires. Chez Miyazaki l’éloge de la nature côtoient les dieux et l’enfance dans un dessin réaliste, donnant corps au merveilleux. Chez Takahata la nature abrite les jeux des enfants, les traditions ancestrales remplacent les dieux, dans un dessin proche de l’estampe qui a l’art de s’effacer pour ne laisser que la quintessence. Avec Miyazaki et encore plus avec Takahata et Princesse Kaguya le dessin animé devient pure poésie. Les studios Ghiblis nous émerveille donc toujours autant et il nous reste à espérer que leur pause ne dure pas trop longtemps !

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