Vice-Versa quand les petites voix se font chef-d’oeuvre

Il y a quelques années, je découvrais Luxo Jr sur petit écran avec le festival Imagina, que je ne ratais pour rien au monde. Depuis Luxo Jr est devenu l’emblême du studio Pixar et ne cesse de nous émerveiller. Alors que ce blog à souvent témoigné son amour pour le cinéma d’animation traditionnel, nous n’avions pas encore abordé les films du studio Pixar et l’animation 3D, il fallait pour celà un film qui confine au chef-d’oeuvre ; avec Vice-Versa vous l’aurait compris c’est chose faite.

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Avant de discuter de cette qualité de chef-d’oeuvre, quelques mots sur le synopsis. Tout commence avec un nouveau né et sa première émotion la Joie qui découvre à la fois l’être qu’elle va accompagner au long de sa vie et sa fonction au commande de ce quartier général qui est le cerveau. Le nouveau né ouvre les yeux, Joie voit les parents du petit être et le fait sourire, le tout premier souvenir apparait alors, il sera suivi de bien d’autres souvenirs et Joie ne restera pas très longtemps toutes seules, viendront ensuite Tristesse, Peur, Dégout et Colère. Tout ce petit monde est en parfait harmonie avec Joie aux commandes jusqu’au 11 ans de Riley et son déménagement. Comment ne pas céder à la tristesse quand on quitte son Michigan natale, ses lacs gelés, son équipes de Hokey, ne pas être en colère contre ses parents, dégouté par sa nouvelle maison et se laisser submerger par la peur face à une nouvelle école…Quelles émotions auront le dessus… je vous laisse le découvrir.

Aprés ces quelques lignes propres à éveiller votre curiosité et cette bande annonce qui l’aura décuplée, revenons sur la question du chef-d’oeuvre et sur l’orginalité propre à Pixar. Le premier long métrage de Pixar fut un coup de maître, Toy Story. Pour la première fois les personnages n’étaient pas en 2D mais en 3D et la maitrise du dessin par ordinateur était déjà impressionnante. Mais Toy Story c’était surtout une histoire inédite qui ne s’appuyait pas comme souvent avec Disney sur la littérature enfantine ou les contes, une histoire qui s’adressait ainsi aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Avec Monstres et compagnie, c’est un véritable univers qui est créé autour de nos peur d’enfants, la maîtrise du dessin est à son comble avec l’animation des poils de Sulley le champion des monstres. Pixar poursuit son exploration de différents univers avec le Monde de Némo, Cars, Wall-E, Ratatouille pour ne citer qu’eux. C’est cette créativité et cette universalité qui démarque Pixar est fait de nombre de ces films de vrais bijoux d’animation, d’humour et de tendresse. Avec Pixar nous sommes face à un cinéma qui s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants, contrairement à Disney. Il suffit de penser à Wall-E véritable hommage à 2001 l’odyssée de l’espace, pour comprendre l’ambition de ce cinéma d’animation ni simplement pour enfant, ni totalement pour adute mais en quelque sorte pour les grands enfants.

Vice-versa s’incrit donc dans la droite lignée de Toy Story et Monstres et compagnie en faisant appel à l’enfance et au passage à l’âge adulte. Les jouets que l’on délaissent, les monstres qui nous font plus peur, nous retrouvons tout celà dans Vice-Versa.

La dédicace du film résume d’ailleurs les propos de celui-ci ” Ce film est dédié à nos enfants, pitié de ne grandissez jamais”.

Ce qui fait tout le génie de Pixar c’est justement de créer un cinéma d’animation où les adultes n’ont jamais vraiment grandit, de puiser dans notre enfance avec une infinie tendresse. Les plus grands Pixar ont tous l’enfance en point de départ à l’image des films des débuts et nous sommes sans aucune hésitation devant un très grand Pixar. D’ailleurs il ne serait pas impossible que ce soit le début de plusieurs belles histoires, car si l’enfance est le premier chapitre, en nous montrant aussi les émotions des parents mais pas seulement, Pixar nous fait miroiter un nouvel Eldorado. Serait-ce alors l’abandon de la thématique de l’enfance pour plonger dans l’univers du subconscient, pas forcément au regard des films en préparation chez Pixar et Disney, mais nous verrons très sûrement une suite à Vice-Versa.
En parlant de suite je vous conseille de rester jusqu’à la fin du film et de ne pas manqer le générique, vous comprendrez pourquoi je parle de nouvel Eldorado pour Pixar avec le thème de Vice-Versa.
Avant de vous quitter je vous laisse avec la bande annonce la plus originale qui inscrit Vice-Versa au rang des plus grands Pixar.

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2 Responses

  1. 13 February 2016

    […] par le scénariste du sublime Eternal Sunshine of a Spotless mind nommé aux Oscars au coté de Vice Versa, Anomalisa dont je ne tarderais surement pas à vous parler et enfin un film d’animation […]

  2. 13 February 2016

    […] par le scénariste du sublime Eternal Sunshine of a Spotless mind nommé aux Oscars au coté de Vice Versa, Anomalisa dont je ne tarderais surement pas à vous parler et enfin un film d’animation […]

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